
Hommage à un martyr de la résistance
Le 2 juillet 2014, Muhammad Abu Khdair, 16 ans, était enlevé par des colons dans son quartier de Shuaf’at, à Jérusalem-Est. Battu, forcé à boire de l’essence avant d’être brûlé vif, son martyr a marqué un tournant dans la lutte contre l’occupation.
Ni oubli, ni pardon.
Son sacrifice a déclenché un soulèvement populaire sans précédent à Jérusalem et en Cisjordanie, où la jeunesse palestinienne a confronté directement les forces d’occupation.
Quand la résistance paralyse l’occupant
Face à ce crime, la mobilisation a été immédiate et radicale. À Jérusalem-Est, le tramway desservant les colonies a été mis à l’arrêt par les manifestant es : caténaires arrachées, rails démontés, stations détruites. Les travaux de réparation ont pris des mois, symbolisant la force de l’action directe.
L’occupant, contraint de réagir, n’a pu bâcler le procès des coupables – une première.
Une justice partielle, mais une victoire symbolique
Trois colons ont été condamnés pour enlèvement et meurtre :
- Yosef Chaim Ben David : perpétuité + 20 ans de sûreté
- Ses deux neveux (16 ans) : 20 et 21 ans de prison
Ces criminels, dont le leader a tenté de se faire déclarer irresponsable pour troubles psychiques, sont célébrés par les suprémacistes israéliens. En octobre 2025, 11 ministres et 44 membres de la coalition au pouvoir ont signé une lettre pour leur libération – sans succès.
Jusqu’ici, toutes les demandes de libération ont été rejetées.
10 ans après : mémoire et détermination
Douze ans plus tard, la douleur reste vive à Jérusalem, mais le nom de Muhammad Abu Khdair incarne aussi la puissance d’un soulèvement populaire. Une jeunesse qui a forcé l’occupant à rendre des comptes, malgré l’impunité systémique.
Depuis, les violences des colons n’ont cessé de s’intensifier. Pourtant, la détermination de la résistance palestinienne, elle, grandit.
**Gloire aux martyr es. **