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Liberté pour les prisonnier·es palestinien·nes torturé·es

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La semaine du mouvement des prisonnier es palestinien nes : des libérations qui révèlent l’horreur des geôles sionistes

La semaine dernière, plusieurs prisonnier es palestinien nes ont été libéré es des geôles israéliennes, retrouvant enfin leurs familles après des mois ou des années d’emprisonnement arbitraire. Mais les témoignages qui accompagnent ces libérations dressent un tableau glaçant des conditions de détention : amaigrissement extrême, maladies cutanées, privation de soins, humiliations et violences systématiques. Ces récits confirment ce que dénoncent depuis des décennies les associations de défense des droits humains : les prisons israéliennes sont des lieux de torture et de déshumanisation.

Des libérations qui révèlent l’ampleur des crimes israéliens

Entre le 10 et le 16 août, plusieurs prisonnier es ont été libéré es après des périodes de détention allant de quelques mois à plusieurs années :

  • Sheikh Ali Hannoun, détenu aveugle, libéré après 8 mois de détention.
  • Nadeem Abu Al-Rub, libéré après 2 ans, a décrit des rations alimentaires insuffisantes et des conditions d’hygiène déplorables ayant provoqué des problèmes cutanés.
  • Walid Al-Basha, libéré après 2 ans et demi de détention administrative.
  • Mohammed Abu Hmeid, libéré après 5 ans de détention.
  • Yamen Nassan, libéré après 8 mois, a rapporté avoir contracté la gale et appris le martyre de son cousin en détention.
  • Mahmoud Ayyad, libéré après 40 mois, a retrouvé sa fille, encore bébé à son arrestation.
  • Mahmoud Nazzal, libéré après 1 an et demi.
  • Uday Al-Zagha, artiste palestinien libéré après 18 mois de détention administrative.
  • Muhammad Tamer Al-Barghouti, âgé de seulement 17 ans, libéré après 7 mois.

Ces libérations, loin d’être des signes d’apaisement, révèlent l’ampleur des crimes commis dans les prisons israéliennes.

Des conditions de détention inhumaines et des témoignages accablants

Les témoignages des ancien nes détenu es confirment l’horreur des geôles israéliennes. Shaker Al-Ja’bari, libéré après près de deux ans de détention, a décrit la prison de Sde Teiman comme un « broyeur d’hommes » :

  • Privation de nourriture, d’eau et de repos.
  • Humiliations constantes, entraves, yeux bandés, chiens lâchés sur les prisonnier es.
  • Amputations et morts en détention.
  • Accès limité aux toilettes et interdiction de tout contact social.

Al-Ja’bari a également rapporté avoir été insulté e, notamment sur sa mère décédée à Gaza, avant d’être violemment frappé e, ses côtes, bras et jambes brisés. Ces violences s’ajoutent à l’isolement et à la perte de ses proches, sa mère étant morte pendant son emprisonnement.

Une campagne de détentions ciblées contre les journalistes

L’occupant intensifie sa répression contre les journalistes palestinien nes. Le 12 août 2026,Mohammed Awad, vidéojournaliste collaborant avec l’AFP et Drop Site News, a été enlevé à son domicile à Beitunia, près de Ramallah. Les forces israéliennes lui ont bandé les yeux, passé les menottes et l’ont emmené à la prison d’Ofer. Il rejoint ainsi les 40 journalistes actuellement détenu es dans les geôles sionistes.

Cette campagne s’inscrit dans une stratégie plus large de répression contre les voix palestiniennes, visant à étouffer toute information indépendante sur l’occupation.

Une détérioration alarmante de la santé des détenu es

Les conditions de détention se dégradent dans les prisons de Gilboa et de Janot :

  • Abed Alian, détenu depuis décembre 2021, souffre de problèmes de santé chroniques et a développé la gale en raison des mauvaises conditions sanitaires. Privé de ses médicaments, il a perdu beaucoup de poids.
  • À Janot, les prisonnier es palestinien es subissent une surpopulation carcérale extrême, des matelas retirés lors des fouilles, et une seule machine à laver disponible toutes les deux semaines. Certains doivent dormir à même le sol, tandis que d’autres sont contraints de dormir sur le ventre.

Une escalade de la violence coloniale

Les forces israéliennes multiplient les raids en Cisjordanie, enlevant 30 Palestinien nes lors d’un raid violent, dont 7 à Qalqilya, 7 à Salfit et 2 à Jérusalem. Au total, 4 769 jeunes Palestinien nes (18-40 ans) sont actuellement détenu es, dont 41 sont mort es en détention depuis le 7 octobre.

Par ailleurs, un colon israélien, Rom Braslavski, a demandé au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, l’autorisation d’exécuter personnellement des prisonnier es palestinien nes. Ben-Gvir a répondu : « Je remuerai ciel et terre pour que cela se produise. » Cette déclaration s’inscrit dans le cadre d’une loi adoptée par la Knesset en mars 2026, autorisant la peine de mort par pendaison pour les prisonnier es palestinien nes.

Nos exigences pour la libération et la dignité

Face à cette barbarie systématique, nous exigeons :

  • Une enquête indépendante sur les conditions de détention et l’identité des prisonnier es.
  • La fin immédiate de toute forme de torture et de violences.
  • L’accès à une représentation juridique, aux visites familiales, aux soins médicaux, à une alimentation et une hygiène dignes.
  • La fin de la détention administrative et la libération de tou tes les prisonnier es politiques palestinien nes.
  • La responsabilisation des auteurs de crimes de guerre, y compris par des sanctions internationales.

Gloire à nos prisonnier es, et liberté pour tou tes !

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