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La première Intifada : quand le peuple palestinien a secoué l’oppression

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La première Intifada : un pouvoir populaire face à l’oppression coloniale

Le 9 décembre marque le 38ᵉ anniversaire de la première Intifada, un soulèvement né d’un acte de violence coloniale et devenu l’une des mobilisations populaires les plus marquantes du XXe siècle. Son nom, Intifada (نفض), signifie « secouer » en arabe – une métaphore de l’esprit collectif d’un peuple refusant un statu quo oppressif.

Une révolte spontanée et organisée

Tout commence le 8 décembre 1987 dans le camp de réfugiés de Jabalia, après qu’un camion militaire israélien tue quatre travailleurs palestiniens. En une seule journée, la révolte s’étend à Gaza, puis à toute la Palestine. Ce qui aurait pu n’être qu’une explosion de colère devient bien plus : un mouvement de masse, où se mêlent spontanéité et organisation.

Pendant six ans, les Palestinien nes ont construit une infrastructure de pouvoir populaire :

  • Grèves générales et boycotts économiques.
  • Refus de payer les impôts à l’occupant.
  • Comités populaires pour défendre les quartiers, organiser l’enseignement clandestin et l’autosuffisance.
  • Coopératives agricoles, systèmes médicaux parallèles et réseaux d’entraide.

Cette stratégie, inspirée du « delinking » (désengagement des structures coloniales), visait à construire une autonomie réelle face à l’occupation.

Une résistance ancrée dans le quotidien

L’Intifada n’a pas été seulement une série de manifestations. Elle a été la construction d’une société alternative, où :

  • Les femmes dirigeaient des comités mêlant lutte nationale et féministe.
  • Les jeunes organisaient grèves scolaires, manifestations et boycotts.
  • Les familles transformaient leurs maisons en refuges, soignant les blessé es et protégeant les militant es.

« L’Intifada n’a pas seulement été une protestation, mais la construction d’une société libre des structures oppressives. »

La répression et la trahison des « accords de paix »

Face à cette menace, l’État israélien a répondu par une violence systématique :

  • 1 550 Palestinien nes assassiné es (dont 300 enfants).
  • Plus de 70 000 blessé es.
  • 100 000 à 200 000 arrestations, souvent sans procès, accompagnées de tortures.

Pour briser la résistance, l’occupant a aussi instrumentalisé la diplomatie :

  • Les Accords d’Oslo (1993) ont été présentés comme une « paix », mais ont quadruplé le nombre de colons et effacé la question des réfugié es.
  • Ce « processus de paix » n’était qu’un outil pour démanteler l’organisation populaire et légitimer l’occupation.

« Là où le colonialisme n’arrive pas par la violence génocidaire, il y arrive par la paix et la corruption. »

Un héritage toujours vivant

Aujourd’hui, alors que l’occupation s’intensifie, les leçons de la première Intifada résonnent plus que jamais :

  • La liberté ne se négocie pas : elle se conquiert par l’organisation collective, la solidarité et la participation populaire.
  • L’autonomie sans souveraineté est illusoire : seule une libération totale peut briser le système colonial.
  • La résistance doit être globale : boycotts, grèves, éducation clandestine, désobéissance civile.

Cet anniversaire est un appel à l’action : ✊ Exiger des sanctions contre l’occupation. ✊ Soutenir la libération totale de la Palestine. ✊ Rejeter les « solutions » qui perpétuent l’oppression.

« La Première Intifada nous rappelle que la libération se construit par le bas. »

**Traduction depuis un post de **

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