
L’Aïd al-Adha, une fête sous le joug colonial
Malgré les checkpoints, les bombardements et l’occupation, les Palestinien nes célèbrent l’Aïd al-Adha avec une dignité qui défie l’oppression. Sacrifier un mouton devient dès lors un acte de résistance. Les colons volent les moutons des Palestinien nes, s’approprient leurs terres par le pâturage et les soldats israéliens limitent l’accès aux lieux saints. Pourtant, le peuple palestinien reste debout.
Même sous les bombes à Gaza, même derrière les barreaux comme Ali en France, l’attachement des Palestinien nes à leur terre et à leurs traditions reste inébranlable. Célébrer l’Aïd en Palestine, c’est aussi une affirmation de son existence et de sa dignité.
Le mouton sacrifié, symbole de persistance
« Aujourd’hui, il n’y a plus de limites. Quand bien même tu mettrais ton mouton à la maison, si [les colons] le voient, ils viendront te le prendre. Le but [des colons], c’est que l’on tombe dans la pauvreté et que, sous la pression, les Palestinien nes finissent par quitter leurs terres. »
— Extrait de l’article d’Amir Suleim : “Cisjordanie : les fermiers palestiniens dans l’angoisse d’attaques de colons avant l’Aïd el-Kébir”
S’accommoder d’un mouton, c’est déjà un acte de résistance. À Gaza, sous les bombes, on célèbre l’Aïd parce que c’est ce que nous sommes et ce que nous voulons être.
La résistance par la tradition et la dignité
À Al-Qods, les Palestinien nes fièrement à la guerre contre l’appropriation de leurs terres par les colons. Les soldats israéliens leur en veulent parce qu’ils refusent de plier. La Palestine, c’est à nous, partout en Palestine, sa dignité. Célébrer la paix, c’est refuser l’oppression.
Pendant ce temps, les colons s’approprient les terres par le pâturage des moutons, expulsant les Palestinien nes de leurs propres terres. Les Palestinien nes, empêché es de célébrer dignement l’Aïd, résistent malgré tout.
Portons le keffieh, marchons ensemble
En ce jour de fête, portons fièrement le keffieh. Les jours de manif, comme ce samedi 30 mai à République à Paris (14h), marchons en totale solidarité pour Ali et toutes les victimes de l’oppression. Et tous les jours, donnons-nous les moyens de résister.
*Photos de Mohammed Mansour et Mosaeb Shawer *