
Jérusalem sous blocus : l’accès aux lieux saints, une arme de guerre
À Jérusalem, Israël contrôle l’accès aux lieux saints palestiniens. Il ferme Al-Aqsa, bloque la vieille ville, empêche l’accès au Saint-Sépulcre. Il décide qui peut entrer, qui doit rester dehors, et à quelles conditions. Ce contrôle ne date pas d’aujourd’hui. Depuis des décennies, il organise l’accès à la prière à Al Quds, à Al Khalil, à Bethléem, et dans toute la Palestine.
Cette année marque une étape supplémentaire : Al-Aqsa fermée pendant des semaines, messe des Rameaux empêchée au Saint-Sépulcre. Israël intensifie un processus déjà en place.
Un dispositif méthodique pour étouffer la présence palestinienne
Jérusalem sous verrou
À Jérusalem, l’occupant verrouille l’accès aux lieux saints chrétiens et musulmans. Depuis le 28 février, la mosquée Al-Aqsa est fermée. La vieille ville est interdite aux Palestinien nes qui n’y résident pas. Pendant le Ramadan, des milliers de fidèles ont été empêchés de prier. Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie durable de contrôle de la ville et de ses habitant es Palestinien nes.
Contrôler l’accès, contrôler la pratique
Empêcher l’accès à Al-Aqsa ou au Saint-Sépulcre revient à intervenir directement dans la vie religieuse des Palestinien nes. L’accès à la prière est depuis des décennies filtré, arbitraire. Les autorités décident qui entre, qui reste dehors, et dans quelles conditions.
Un système installé dans la durée
- Al-Aqsa fermée pendant des semaines en plein Ramadan
- Vieille ville bloquée, de nombreux commerces palestiniens fermés
- Accès refusés sans justification
- Présence militaire permanente
- Violences contre les fidèles
Ces pratiques s’installent dans la durée et structurent l’accès à Jérusalem.
Une stratégie assumée
Un Systematic Plan pour maintenir Jérusalem sous domination.
La résistance palestinienne persiste malgré les blocages
Maintenir la présence
À Jérusalem, les pratiques continuent. Des fidèles contournent les blocages, se rassemblent autrement, maintiennent les célébrations. La présence palestinienne tient, malgré ce dispositif.
Un précédent scandaleux : la messe des Rameaux interdite
Ce matin, la police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, ainsi que le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, d’entrer dans l’église du Saint-Sépulcre. Les deux hommes, se déplaçant à titre privé et sans signe distinctif, ont été arrêtés en chemin et contraints de faire demi-tour.
Pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l’Église ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l’église du Saint-Sépulcre. Cet incident constitue un grave précédent et fait fi de la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, tournent leur regard vers Jérusalem.
Une réponse des Églises sous contrainte
Les chefs des Églises ont agi en toute responsabilité et, depuis le début de la guerre, se sont conformés à toutes les restrictions imposées : rassemblements publics annulés, présence du public interdite, célébrations retransmises à des centaines de millions de fidèles. Pourtant, empêcher l’entrée du cardinal et du Custode, qui assument la plus haute responsabilité ecclésiastique pour l’Église catholique et les Lieux saints, constitue une mesure manifestement déraisonnable.
Face à cela, les Palestinien nes continuent. Ils et elles maintiennent les pratiques, contournent les restrictions, occupent l’espace dès que possible. À Jérusalem, prier, se rassembler, rester présent relève aussi d’une lutte.