
Hommage à une figure emblématique
Le 11 mai 2022, l’occupant israélien assassinait la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, alors qu’elle couvrait une attaque meurtrière de l’armée coloniale à Jénine, en Cisjordanie occupée. Portant un gilet « PRESS » et un casque de protection, elle représentait l’exigence de vérité face à l’oppression.
Lors de ses obsèques, la police coloniale a attaqué la procession, faisant quasiment tomber à plusieurs reprises son cercueil. Une tentative de déshumanisation de cette journaliste emblématique, adorée dans toute la région.
Un meurtre délibéré
Shireen Abu Akleh et ses collègues d’Al Jazeera s’étaient installés près du camp de réfugiés de Jénine pour couvrir un raid israélien en cours, bien en vue de l’armée. Portant un gilet avec la mention « PRESS » et un casque, elle a été frappée et tuée par un tir alors qu’il n’y avait eu aucun échange de tirs dans la zone. Ces éléments corroborent immédiatement l’allégation d’un meurtre délibéré.
Depuis son martyr, l’occupant n’a eu de cesse de prendre pour cible les journalistes palestinien nes et libanais es pour faire taire les témoins du génocide et des crimes coloniaux.
La guerre contre les médias
« Le pire conflit jamais connu pour les journalistes » : la guerre israélienne contre Gaza a tué plus de 260 journalistes, selon le projet « Coûts de la guerre » du Watson Institute for International and Public Affairs. Un bilan plus lourd que celui des deux guerres mondiales, du Vietnam, de la Yougoslavie et de l’Afghanistan réunis.
Au cours du mois de mars 2026, l’Union des journalistes palestiniens a recensé 53 violations commises par les forces d’occupation israéliennes contre des journalistes, et 39 journalistes palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons coloniales.
Hommage et résistance
Nous rendons hommage à Shireen Abu Akleh et à toutes les journalistes palestinien nes tombées en martyrs. Leur combat pour la vérité reste un pilier de la résistance face à l’impunité israélienne.