
Deux assignations en justice contre le salon du Bourget : l’industrie de la guerre complice de crimes internationaux
Du 16 au 22 juin 2025, le parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis) accueillera l’un des plus grands salons mondiaux de l’aéronautique et de l’espace, civil et militaire. 2 500 exposants, industriels et start-up venus de 48 pays y présenteront leurs derniers produits : missiles, drones, bombardiers, et bien d’autres technologies destinées à alimenter les conflits à travers le monde.
Parmi eux, des entreprises israéliennes et internationales dont les équipements sont directement impliqués dans les crimes de guerre commis à Gaza. Pourtant, la Société des Industries de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE), organisatrice de l’événement, continue de leur ouvrir ses portes, malgré les alertes répétées des instances judiciaires internationales.
Une procédure en référé pour faire cesser l’impunité
Cinq associations – Al-Haq, Union juive française pour la paix (UJFP), Attac-France, Stop Fuelling War (SFW) et Survie – ont saisi le tribunal judiciaire de Bobigny pour une procédure de référé. Leur objectif : faire interdire la participation des entreprises israéliennes complices de crimes de guerre au salon du Bourget.
Cette action s’appuie sur deux décisions majeures :
- La Cour internationale de Justice (CIJ) a conclu à la plausibilité du génocide à Gaza et ordonné à Israël de prendre toutes les mesures pour empêcher ces crimes.
- La Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, incluant meurtres, recours à la famine comme arme de guerre et destruction systématique.
En accueillant ces entreprises, la SIAE se rend complice de ces crimes et bafoue le droit international.
L’industrie de l’armement, pilier de l’apartheid et de la répression
Le salon du Bourget n’est pas un simple événement commercial : c’est une vitrine de l’industrie de la mort, où se négocient des contrats pour des armes utilisées contre des populations civiles. Les entreprises israéliennes présentes y exposent des technologies testées et perfectionnées sur les Palestinien nes, comme :
- Drones de surveillance et de frappe (utilisés pour cibler des civils à Gaza).
- Bombardiers et missiles (comme ceux responsables des destructions massives à Gaza).
- Systèmes de contrôle et de répression (exportés vers des régimes autoritaires).
Ces équipements ne servent pas à la “défense” : ils sont des outils de guerre illégale, de colonisation et de nettoyage ethnique.
Stopper l’armement d’Israël, c’est stopper le génocide
Cette assignation en justice s’inscrit dans une stratégie globale de résistance juridique et politique pour : ✊ Dénoncer la complicité des États et des entreprises dans les crimes israéliens. ✊ Empêcher la normalisation des industries de guerre qui profitent de l’impunité. ✊ Faire pression sur les institutions françaises et européennes pour qu’elles cessent de soutenir l’industrie militaire israélienne.
**Le salon du Bourget doit être un lieu de honte, pas de business. **